dimanche, octobre 28, 2007

II Ballades cyclables : le porc avec des cornes dépasse les bornes du pis à laid !




En chemin, toujours à l’abri des embruns dans le sac à dos du Bartos, voilà t’y pas que ce dernier des derniers ringards arrête son char à pédales devant une cahute à la dérive. Il me lit le topo tagué sur un mur de la seconde génération : « Meuh pitié je ne suis pas un sanglier / J’étais une vache. Le sanglier de Talais », sous l’officine de l’association communale de chasse agrée. Agréé, je suppose que tous ces tueurs nés ont obtenu leur permis de mort via les bastos de leur chéquos. Ca coule de souche la poudre !

Les chasseurs ont bavé sur le territoire des paysans et si on recoupe les données, l’un dans l’autre, la confrontation inter catégorielle a encore de joyeux ciels interstellaires à débattre sur le sujet brûlant : le vin diminue-t-il l’acquitté visuelle, Prunelle ?

Même que dès fois, avec le Franckos, il nous arrive parfois de croiser ces kakis cacas armés jusqu’aux gencives. Le Bartos toujours au risque de se prendre une mitraille nargue ces milos frustrés dixit la superbe chanson d’Henri Tachan « La chasse », toujours d’une vibrante actualité. Pour une fois j’apprécie les prises de bec de mon créateur dans son cœur à sauvegarder le genre animal contre la gent des humanos, ces bouffeurs de cadavres.

Il n’empêche, je me suis bien marré à imaginer la scène du porc sauvage qui sort en journée corné incognito et qui tombe nez à nez avec cette bande armée qui ne demande qu’à en découdre le feu de tous ses poils et l’halène avinée. "Le port de Talais" moi que je lis le porc de Talais !

C’est trop drôle ! Cette conne de vache qui s’était fait je suppose la male de son enclos, quelle conne. Au lieu de pactiser avec la faune et la flore sauvage pour la sauvegarde de sa liberté et se révolter contre les humanos ses exploiteurs, elle est tout juste bonne à se laisser traire le lait caillé et à ruminer toute la journée la mâche et le H.

Nous au moins, les singes on est intelligent et se paye la mine à vous singer vos simagrées agréées.

Bande de caves, je vous chie au bec et tire ma révérence au cochon sauvage, ancêtre ardennais du Bartos, le sublime sanglier.

Pour l’anecdote, sachez qu’un jour en tomo, le Franckos campait et que la nuit, un sanglier transportait sa carcasse. Même que le sol tremblait. Le Franckos ayant remarqué le manège de l’autre porcin des ses amours, il avait décidé de restreindre sa dose de patates et en laisser quelques miettes à partager avec son digne frangibus.
C’est véridique de poils à la trique !

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