samedi, août 11, 2007

Les dernières vacances de Missdinguette au Ventous : pas cool à l’œuvre !


Au Vent Tousse, allongée alanguie, pas plus tard qu’un après-midi sous le Phébus qui avait planté ses harpons dans ma peau brune et sensible, je roupillais rêvant de cieux sans le Bartos, quelque part au pays des grands singes bien montés pour me les carrer à chaque heure du jour ou de la nuit selon mon bon plaisir…. J’étais trempée de désir quand tout à coup, un corps en zigzague goguenard carnassier me frôla l’épaule et se jeta sur un rongeur. Et v'la t’y pas que je t’enroule le col roulé et que je te papouille à l’étouffée un cri d’amour les crocs acérés. Viens donc que je te mange la frange et tout ça sous mes yeux ébaubis et sans demander son reste.

Vous imaginez ma stupeur, j’appelai le Franckos à la secousse, que je me glousse le palpitant en catimini, molos, molos… Les amigos, les amygdales se cavalent le cheval au trot ailé. Alors le zigue se trousse l’occiput et tourne de l’œil. Tu parles d’un sauveteur, mon cœur ! C’est moi que le ranime et lui crie venin, fait pas le malin.
Je questionne, tu veux sa photo ? Sors de ton brouillard et vise un peu son regard. Est-il en amande, la frange au milieu versé du V du venin de la victoire ou au contraire rond et dégagé autour des oreilles ?
Et le Bartos qui tourne de l’œil et qui a le rock hoquette.
- Vite un bâton que je lui en fiche un grand coup de saton dans sa gueule d’empaffé.
- Oh l’autre t’as encore avalé une couleuvre ou quoi ?
A l’évocation de cet ovipare inoffensif pour les humanos fétides, il se défrise les tifs.
- Dans ce cas, laissons le vivre et basta.
Je montrai rien de mes appréhensions. Moi, j’ai guetté derrière les carreaux que la bête humaine se tire son ondulation ailleurs et aidé de Goingoin et de mon frangin, on a rameuté les aminches et on a rebouché le trou pour ne plus que le zigue au sourire crocheté ne radine plus sa mue, pardi !

En attendant je vous confie mon état d’âme pour reprendre le titre du poème de Georg Heym :

Mon âme

Mon âme est un serpent
Mort depuis longtemps,
Parfois simplement par les mains d’automne
Dans le rougeoiement du couchant qui s’est effeuillé
Je grandis à pic de la fenêtre
Où les étoiles tombent
Sur les fleurs et le cresson
Mon front miroite
Dans le vent geignant des nuits

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